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MIPS FM | 00h20 | Le jour où des ouvriers non-qualifiés furent jugés pour leur illettrisme

 

Elle vous manquait ? La voilà de retour ! Après cinq longs mois d'absence, la Coupe aux grandes oreilles revient pour se laisser séduire par les plus grands clubs présents sur la scène européenne. De Madrid à Munich en passant par Turin ou Paris, on rêve de la ramener dans la salle des trophées. 
Pour vous, MIPS FM se penche sur les matchs de Coupe d'Europe qui vont, à coup sûr, relever vos tristes soirées du mardi et du mercredi jusqu'en mai prochain. 


Première rencontre "piquante" de cette compétition analysée par MIPS FM : le Paris Saint-Germain à la limite de "l'avertissement Comportement" au bas du bulletin

 

Ajax Amsterdam 1-1 Paris Saint-Germain 

14' Edinson Cavani / 74' Lasse Schone

 

Presser pour mieux marquer 

"On aurait pu tuer le match à la 47ème minute." La déclaration, effectuée à l'issue de la rencontre par Laurent Blanc ne pouvait pas être plus claire. L'entraîneur du Paris Saint-Germain n'hésite pas à désigner Lucas comme le coupable idéal de la contre-performance parisienne concédée sur la pelouse de l'Ajax Amsterdam ce mercredi 17 septembre 2014. 

L'absent de la liste des 23 sélectionnés pour représenter le Brésil pour "sa" Coupe du Monde à domicile a mangé la feuille de match sous les yeux ébahis de Zlatan Ibrahimovic. Peu après le retour des vestiaires, le numéro 7 du Paris Saint-Germain est servi dans les meilleures conditions par son capitaine d'un soir. Lucas se présente alors seul face à Cilissens, le portier du club qui a vu éclore un certain Edwin Van Der Sar. Mais l'ailier parisien manquera la cible d'un bon mètre et récoltera l'indifférence d'un Zlatan désabusé. Et l'occasion de doubler la mise. 

Car le Paris Saint-Germain avait débuté  ce premier match de la campagne 2014-2015 de la Ligue des Champions de la meilleure des façons. Restée sur un résultat décevant concédé face au Stade Rennais en championnat (1-1), Laurent décide de réintroduire Blaise Matuidi dans le onze titulaire. Sorti d'un beau Mondial avec l'Equipe de France, le "kényan" se mettra au travail dès les premiers instants de la rencontre. Son apport, indéniable lors des phases de pressing, portera ses fruits peu avant le quart d'heure de jeu. 

Suite à une bonne récupération du ballon au milieu du terrain, Lucas transmet le ballon à l'international français qui se voit faucher par un joueur amstellodamois. Le coup franc anodin - botté par David Luiz à plus de soixante-dix mètres des cages de l'Ajax - se transformera en point de départ d'une action de but. Quatre passes plus tard, le ballon se retrouve dans la surface de réparation. Chargé de déclencher les coups de pression sur les joueurs adversaires, Blaise Matuidi se voit dérober la fonction du presseur en chef par un certain... Lucas. Et presser pour mieux faire marquer.

Devancé par Nicolai Boilesen dans la surface de réparation, l'ailier de poche profite de la fébrilité du défenseur central de l'équipe hollandaise pour récupérer le ballon. Il servira dans la seconde Zlatan Ibrahimovic en retrait. Le Fils de Dieu - surnom donné par les supporters de l'Ajax lors de son passage à Amsterdam entre 2001 et 2004 - voit sa tentative repoussée par Joël Veltman mais voit son ailier gauche finir le travail. 

Titularisé une fois de plus à une place inadaptée à son style de jeu, Edinson Cavani se présente dans la surface, tel un renard des surfaces qu'il est, pour ouvrir le compteur-but du club de la capitale en Ligue des Champions cette saison. Ironie de l'Histoire, il fut également le premier buteur du Paris Saint-Germain au cours de l'édition 2013-2014 face à l'Olympiakos Le Pirée. Et comme face aux grecs l'année dernière, les parisiens vont une nouvelle fois se faire peur. Sans pouvoir compter sur leurs armes fatales pour remporter la victoire. 

 

Changer pour mieux stagner

La présence de l'international français face à l'Ajax Amsterdam, absent de tous les onze de départ du Paris Saint-Germain depuis le début de la saison, illustre les tergiversations qui troublent les décisions de Laurent Blanc. 

Faut-il renforcer son milieu de terrain en ajoutant un joueur qui court comme Matuidi aux côtés de Thiago Motta et Marco Verratti ? Ou faut-il ajouter une touche technique dans le triangle du milieu avec Javier Pastore, un joueur aux prestations versatiles ? Thiago Motta est-il au même niveau que l'année dernière ? Le match nul concédé sur la pelouse de l'Amsterdam ArenA a le mérite de mettre en lumière les doutes qui peuvent poindre à l'orée d'une nouvelle saison de tous les dangers. 

Le duo Verratti-Matuidi va effectuer un bon travail de couverture du terrain pendant les quarante-cinq premières minutes. Les deux joueurs vont couvrir à eux deux près de 10km en une mi-temps. Mais avaler les kilomètres permet-il de mettre ses défenseurs à l'abri ? Le Paris Saint-Germain peut-il se contenter de conserver le score face à la 27ème équipe du classement UEFA tout en se présentant comme un des prétendants à la victoire finale en Ligue des Champions ? La prestation livrée par les parisiens au cours du second acte donne en tout cas un élément de réponse. Laurent Blanc change pour mieux stagner.

Après le raté totalement improbable de Lucas (47'), les partenaires de Maxwell vont s'essayer à plusieurs reprises devant les cages d'un adversaire jusque-là dépourvu d'armes offensives. "Moura" tentera de se racheter sur une frappe du gauche bien exécutée (58'). En vain. Grégory Van Der Wiel, son partenaire de couloir, livrera une frappe des plus molles peu après l'heure de jeu (62'). Il sera imité quelques minutes plus tard par Marquinhos (66'). Le défenseur central brésilien placera une tête imprécise sur un coup de pied arrêté bien frappé par Marco Verratti. La chance de Paris est passée. Et l'Ajax ne va pas se faire prier pour en profiter. 

L'incroyable manqué de Lucas (47') avait déjà ravivé la flamme de l'Ajax Amsterdam. Les hollandais jouaient un cran plus haut avec une agressivité toute légale. L'occasion de revenir au score arrive tout naturellement pour les héritiers du Football Total. Sans doute en pleine introspection suite à son occasion manquée, Marquinhos va se montrer davantage précis dans la confection de boîte à gifles. Thulani Serero ne se fera guère prier pour s'écrouler au sol. Le scénario a l'air rempli de grosses ficelles. Le sort des parisiens va tourner au mauvais vaudeville. 

Le coup franc est sifflé à vingt-deux mètres des cages du vainqueur de la Coupe des Coupes 1996. Salvatore Sirigu semble déjà débordé à l'idée de placer son mur. Un peu à droite si un gaucher tire ? Un peu à gauche si un droitier se charge de transformer l'essai ? Le portier italien donne l'impression de tergiverser. Pas l'artificier en chef amstellodamois. 

Réputé pour sa frappe de balle du côté des Pays-Bas, Lasse Schone, droitier de son état, se charge de conclure l'affaire aux yeux de toute l'Europe en frappant... du côté ouvert. Salvatore Sirigu avait pourtant bien placé son mur de joueurs. Mais pas son gant. La main fébrile de l'international italien permet aux hommes des légendaires Franck De Boer et Dennis Bergkamp de remonter à la marque (74'). Sans la moindre discussion possible.

Schone aurait pu faire pencher la balance du côté amstellodamois trois minutes plus tard. Mais son second coup franc, plus excentré, heurtera le poteau gauche de Sirigu (77'). Le mal est fait : Paris semble totalement amorphe.

 

"En Ligue des Champions, il faut tuer le match"

La fin du match ressemblera à un long chemin de croix pour Javier Pastore et les siens. "El Flaco"  fera son apparition à moins de huit minutes de la fin en compagnie d'Ezequiel Lavezzi. Peut-être trop tard.

Le Paris Saint-Germain version Eté 2014 semble dépourvu de munitions décisives. Zlatan Ibrahimovic, dont le compteur reste bloqué à quarante-et-un buts marqués en Ligue des Champions, ne pourra éternellement sauver la maison PSG par des buts venus d'ailleurs. Sans une véritable remise en cause, le jeu du double champion de France risque de se stéréotyper match après match. Laurent Blanc doit trouver une recette magique pour goûter de nouveau aux victoires faciles. Une sensation qui lui évitera sans doute de livrer une analyse subjective sur les prestations de ses joueurs. 

"La qualité du match a été bonne ce soir" affirme Laurent Blanc. On peut en douter. Le résultat ne l'est pas en tout cas. Le technicien français avoue tout de même être déçu par le manque de maîtrise de ses joueurs en ce début de saison. 

"On maîtrisait mieux notre sujet l'année dernière. On était mieux préparé car davantage de joueurs ont suivi la préparation d'avant-saison l'année dernière. On est dans une saison post-Coupe du Monde. C'est plus compliqué. Certains garçons ne sont pas au top de leur forme". Tout comme l'entraîneur.

Laurent Blanc trouvera une dernière "excuse" à ce nul inattendu : la faiblesse physique proposée par les autres équipes de Ligue 1.

"Il est compliqué de passer du championnat à la Coupe d'Europe où il faut être plus en forme physiquement." A défaut de tuer un de ses joueurs sur la place publique, Laurent Blanc doit faire en sorte de redonner à chacun la rage de vaincre. Quitte à tout changer ? L'ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux est conscient de la situation et réclame du temps. "Le problème, c'est Paris. Ça ne vient pas de nos adversaires. L'équipe n'est au top niveau." Et d'ajouter : "il faut être patient. Nous serons prêts dans les prochaines semaines."

Maxwell résumera l'état mental de l'équipe à l'issue de cette contre-performance. "On est très déçu. On a raté quelques occasions pour gagner un match qui était ouvert. Il faut enlever cette déception de la tête" concède le latéral gauche de la formation parisienne. Et de conclure : "en Ligue des Champions, il faut tuer le match. On ne l'a pas fait. Il a manqué le deuxième but pour se donner plus de tranquillité."

Zlatan Ibrahimovic se chargera de tirer la sonnette d'alarme. "On n'a pas joué notre jeu ce soir. Il va falloir se réveiller".

 

Double champion en titre du championnat de France, ex-quart de finaliste de la dernière édition de la Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain peut ambitionner d'intégrer le tableau d'honneur. Mais Paris peut (et doit) mieux faire. 

 

MIPS F.M. 

 

 

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David Luiz flirte dangereusement avec l'avertissement Capillaire - Image : SkySports

David Luiz flirte dangereusement avec l'avertissement Capillaire - Image : SkySports

Tag(s) : #PSG, #Paris Saint-Germain, #Ajax, #Amsterdam, #Ligue des Champions, #Tactique, #Cavani, #Ibrahimovic, #LaCourdesGrands, #Mips FM
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