MIPS FM | 15h20 | Le jour où un Premier Ministre met son avenir en jeu à travers le vote de confiance
Vous en rêviez ? Facebook est en passe de vous le livrer. N'en déplaise à Snapchat, le réseau social aux milliards d'adeptes, compte bien s'imposer sur le marché des publications éphémères. Dix ans après ses débuts, la société de Palo Alto en Californie veut essuyer les échecs successifs de Slingshot mais surtout de Poke, dont la petite mort n'a ému personne.
Retour sur une nouvelle (r)évolution de la drogue préférée des adulescents.
La primauté aux Iphones
Le secret n'était plus qu'un vulgaire feu de paille pour les internautes les plus avertis. Quelques heures avant la révélation des nouveaux Iphone 6, Facebook a révélé le lancement d'un nouveau paramétrage permettant aux utilisateurs de donner une durée de vie limitée à leurs publications. Une nouveauté testée en avant-première... par les détenteurs de smartphones de la plus célèbre pomme croquée au monde.
Selon le site The Next Web, spécialisé dans les nouvelles tendances qui agitent la toile, cette nouvelle fonctionnalité permet à chaque utilisateur de programmer l'auto-destruction d'un post. L'auteur de la publication peut désormais choisir de laisser une trace sur son mur pendant une, deux, trois, douze heures et jusqu'à sept jours.
Ce nouveau droit à l'oubli est pour l'heure exclusivement destiné aux utilisateurs du réseau social sur smartphone. Facebook compte généraliser cette nouvelle pratique dans les prochaines semaines.
Un signal fort envoyé à l'Union européenne
Facebook a d'ores et déjà créé une page d'aide destinée à tous ses utilisateurs. Elle permet à chacun de se familiariser avec le maniement du post éphémère.
Il y est clairement spécifié que la publication "sera partagée pendant la période de temps sélectionnée." Une promesse qui aura le don de charmer plus d'un utilisateur du site. "Une fois le délai expiré, elle sera automatiquement supprimée du site et retirée de Facebook" précise Facebook sur sa page d'aide. Cette avancée est un signal fort envoyé à l'adresse de l'Union européenne.
Le moteur de recherches Google est rentré depuis plusieurs mois dans une bataille de tranchées avec les instances européennes qui souhaitent généraliser le droit à l'oubli sur le Vieux continent. Plusieurs sites tels que Facebook ou Twitter sont directement impactés par ce conflit sans précédent. L'Union européenne est partie en croisade contre les pratiques jugées trop intrusives imposées par les pontes de la bourse de New-York à ses utilisateurs.
...qui cache une réalité tout autre
Mais naïfs s'abstenir. La mention "supprimée et retirée" présente sur le site masque une réalité tout autre. Facebook compte bien garder - et pour longtemps - une trace de vos publications que vous avez du mal à assumer sur la longueur.
"Lorsque vous supprimez un élément sur Facebook, nous le retirons du site. Certaines de ces informations sont supprimées définitivement de nos serveurs." Jusqu'ici, tout va bien. "Cependant, indique Facebook, certaines autres ne peuvent être supprimées que lorsque vous supprimez définitivement votre compte."
Une chose est sûre : le réseau social est bien déterminé à garder une main sur vos statuts virtuellement supprimés. Reste à savoir si Facebook possède une barrière de sécurité assez solide pour se protéger - et nous protéger - des velléités de certains troubles-fêtes du Net, n'en déplaise à Jennifer Lawrence...
MIPS F.M.
