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MIPS FM - 01H23 - Le soir où Kaka a participé à la célébration d'un but inscrit par la Seleção... depuis les tribunes

 

Retrouvez chaque jour l'analyse d'une rencontre de la Coupe du Monde 2014 disputé au Brésil, tête d'affiche ou pas.

Première rencontre de #UnJourauBrésil : la victoire du Brésil face à la Croatie, match d'ouverture oblige

 

Quoi de mieux pour le Brésil qu'une victoire en match d'ouverture d'une Coupe du Monde pour apaiser les vives tensions qui secouent le pays depuis quelques mois ?

Les partenaires de Neymar ont saisi l'occasion, avec malice et un brin d'opportunisme de rassurer tout un peuple et de bien entamer leur parcours dans cette compétition. Attendu au tournant par une batterie d'experts locaux et venus d'ailleurs, les hommes de Luiz Felipe Scolari ont su faire preuve de patience pour prendre à défaut une belle équipe de Croatie et profiter de leur avantage : jouer à la maison. La bataille s'annonce rude pour s'emparer des deux premières places du groupe A.

Oscar & Co ont eu la bonne idée de prendre une longueur d'avance. La bande du filet leur a pourtant joué des tours pendant plus de soixante minutes.

Retour sur un match d'ouverture qui ne s'est pas fini sur un score nul. Oui, c'est possible.

 

Dani Alves, service minimum

Sans doute inhibé par une pression sans précédent, le Brésil va balbutier son jeu au cours du premier quart d'heure. De Neymar à Oscar en passant par David Luiz, c'est toute une colonne vertébrale qui se sent tout à coup paralysé. La douleur la plus forte sera sans cesse ressentie du côté gauche de la défense brésilienne.

L'équilibre entre les deux couloirs brésiliens est un des points faibles du onze titulaire mis en place par le sélectionneur brésilien. Il ne tient dans ses rangs qu'un seul ailier susceptible de donner un coup de main à son arrière d'aile. Cet homme s'appelle Hulk. Le numéro 7 de la Seleção a été au four et au moulin au cours de ce match. Pour le plus grand plaisir - et soulagement - de Marcelo. Son alter-ego ne pourra pas en dire autant. Dani Alves a été souvent délaissé par un Oscar souvent attiré dans l'axe. La faute aussi à un Neymar intéressé pour utiliser le couloir gauche en phase offensive, le reste ne le concernant pas.

À défaut d'emprunter le prototype disposé sur le dos d'un adolescent paraplégique - auteur du coup d'envoi "virtuel" de la compétition - Dani Alves va assumer le mal qui attaque son équipe en ce début de rencontre. En mode service minimum.

En retard sur un centre provenant de son vis-à-vis direct, l'arrière droit du FC Barcelone se contente depuis la ligne médiane, avec métier et charisme, de constater les dégâts. Mal lui en a pris.

Après deux passages sans difficulté sous le pont Thiago Silva puis celui de David Luiz, le ballon s'écrase sur le pied droit de Marcelo. Le malheureux catapulte le ballon dans ses cages vides. Aucune raison valable pour annuler cette regrettable ouverture du score. L'arbitre se rattrapera en seconde période, avantage aux hôtes de ses bois oblige. Le but croate est tout naturellement validé par l'arbitre. Le système de champ magnétique peut rester aux vestiaires. La Croatie prend logiquement l'avantage dans ce match.

Comme groggys, les hommes de Scolari mettront une dizaine de minutes à se remettre en scelle. Puis surgit de la nuit l'homme providentiel...

 

Neymar en deux mi-temps, trois mouvements

Rater l'entame d'une grande compétition est chose interdite pour tout joueur internationale digne de ce titre. Encore plus lorsqu'on est censé être LA star du Mondial disputé à domicile. Neymar a mis vingt minutes à assimiler cette prérogative. Après avoir digéré la perte de cinq ballons, tous aussi mal tricotés les uns que les autres, l'enfant de Mogi das Cruzes se décide à prendre ses responsabilités en deux temps, trois mouvements. Tout seul, comme un grand.

Le premier geste est offert à un pensionnaire du Real Madrid. La carotide de Luka Modric se souviendra pour longtemps de la douceur infligée par le coude du numéro 10 du FC Barcelone. Ce moment a dû rappeler de bons souvenirs à un certain José Mourinho, fervent partisan des tensions entre la Casa Blanca et l'ogre barcelonais. Neymar avait besoin de marquer son territoire une fois pour toutes. Il gagnera le respect de Luka et de l'homme en noir. Jusqu'à recevoir une accolade appuyée de ce dernier au moment de sa sortie, à deux minutes du terme de la rencontre. Il ne restait plus qu'à mettre tout le monde d'accord. Un jeu d'enfant pour l'égérie officielle du lissage brésilien.

Le deuxième mouvement symbolise le pourquoi du nouveau statut de Neymar : explosivité, technique et précision. Le tout est compilé dans un espace-temps inférieur à vingt secondes. Suite à une belle récupération de balle effectuée dans le rond central par Luiz Gustavo, précieux dans ce secteur tout au long du match, Neymar se saisit du ballon et grille la politesse à deux adversaires. Sa jauge de puissance épuisée, le numéro 10 de la Seleçao se focalise sur la justesse et la technique de frappe. Avec le pied gauche s'il vous plaît. Le tir, enclenché à une trentaine de mètres des cages croates ne laisse aucune chance à Pletikosa. Le Brésil prend les devants au score.

De son côté, l'attaquant de point croate, Nikica Jelavic, va sans doute passer une mauvaise nuit. Son occasion manquée était intervenu moins de soixante secondes avant l'amour de frappe du numéro 10 brésilien. Jelavic réduit à néant les efforts effectués par ses coéquipiers, Olic et Kovacic pour ne citer qu'eux. L'expérience du premier lui permettra de ne pas péter les plombs, ses nombreux centres ne trouvant que très rarement preneur. Le jeune Matéo Kovacic, tout juste âgé de vingt ans, et dont les clefs du jeu croate lui avaient été confiées par le sélectionneur national, jettera l'éponge passée l'heure de jeu. Le jeune homme avait assez pris sur lui tout au long de l’année du côté de l’Inter. Diego Milito ne parvenait pas à utiliser les bons ballons transmis par Kovacic. Le poids des années sûrement. La pépite croate se réserve pour le retour de papa Mandžukić, suspendu pour ce premier match.La piètre prestation du soir de Jelavic aura eu le mérite de convaincre les derniers septiques sur les raisons qui poussèrent à Everton à le refiler à Hull City en janvier dernier.

De son côté, Menino de Ouro - "le gamin en or" - achèvera son oeuvre du jour avec le plus simple des trois mouvements. Neymar se chargera de la transformation d'un penalty, pour le moins litigieux, non sans une pointe de nonchalance et un soupçon de chance. Le goût du spectacle peut brûler les ailes des plus inconscients.

En deux mi-temps, trois mouvements, Neymar a marqué de son empreinte le début de la compétition. Croqueur invétéré de ballons, le gamin de Santos profitera du dernier quart d'heure pour ralentir le rythme, histoire d'en garder sous la semelle pour les rencontres à venir. Au grand bonheur d'un autre artiste brésilien.

 

Oscar s'occupe de la balle de match

Auteur d'un match quasi-parfait, Oscar se récompense de ses efforts avec un dernier raid solitaire. Il affectionne ce genre d'actions et ne se fait pas prier pour les concrétiser en occasion franche voire en but. La balle de match sera pour lui, et personne d'autre. Oscar choisira la dernière option dans le temps additionnel, histoire de crucifier des croates tant valeureux.

Lancé dans la profondeur par Ramires, tout juste entré en jeu, le milieu de terrain de Chelsea grille la politesse à un Corluka dont le pot ne sera décidément jamais débridé pour envoyer une de ces pointasses digne d'une frappe de cours de récré. Dans ce cas précis, le but était annulé par le gars sûr du préau. Pas en compétition officielle. Oscar libère tout un peuple, et tout un staff.

 

Suite à cette première victoire dans le tournoi, le Brésil s'empare seul de la première place du classement du groupe A. Gare aux équipes qui voudraient lui barrer la route, Felipe Scolari n'est pas revenu à la tête de la Seleção pour enchaîner revers à une main, amortis et autres grigris. Non, son truc à lui, c'est plutôt le service-volée. Rapide et efficace. Avec l'aide de l'arbitre, ou pas. Avantage domicile.

 

MIPS F.M.

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Thiago Silva à la recherche de sifflets ou de vuvuzelas... en vain - Crédits : BeinSport

Thiago Silva à la recherche de sifflets ou de vuvuzelas... en vain - Crédits : BeinSport

Tag(s) : #Brésil, #Croatie, #Neymar, #Dani Alves, #Oscar, #Hulk, #Corluka, #Modric, #Coupe du Monde, #Mips FM
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