MIPSFM l 23h45 l Un soir de changement imminent de Première Dame
Football Club Girondins de Bordeaux 1-3 Paris Saint-Germain
45' J.Pastore / 48' A.Poko / 85' A.Rabiot / 88' B.Matuidi
Nasser Al-Khelaifi l'avait exigé, Javier Pastore y a fortement contribué: le Paris Saint-Germain est toujours en course dans les quatre compétitions nationales et européennes auxquels elle participe. Sur une pelouse aux couleurs automnales et un stade Chaban-Delmas exceptionnellement plein, le club de la capitale a pris son temps pour annihiler les velléités de bordelais chauffés à blanc. Laurent peut souffler: Paris est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de Ligue!
Passes à tord
À l'instar d'un Guillaume Hoarau de retour sur les pelouses européennes, Javier Pastore se retrouve titulaire au sein du onze parisien un mardi soir. Le stade est garni. Le panier à Lolo est séduisant. Un jour de Ligue des Champions? Gare aux illusions. La Coupe de la Ligue offre aux bordelais une occasion de faire tomber l'ogre parisien. À Hoarau de faire taire les jaloux. À Pastore de (re)conquérir les rageux.
Passes ratées, contrôles manqués, les parisiens se retrouvent comme paralysés face à une équipe bordelaise bien en place.
Serrés au fond de cette boîte girondine, les joueurs de Laurent Blanc ont mis une quarantaine de minutes à concrétiser leur domination sans partage. Avec Javier évidemment. Le moment choisi par l'argentin pour offrir une de ses passes laser dont lui seul a le secret. Distillé dans le dos de la doublette Henrique-Sané, le ballon est repris par un Zlatan étonnement discret depuis le début de la rencontre. Le suédois prolonge le voyage du ballon au fond des filets d'une demi-volée à la puissance inégalée. Hors-jeu. Les footix du Parc Lescure soufflent. Ils vont très vite pleurer.
Passes à raison
Empêtré dans les mailles d'un filet dressé par la paire Poko-N'Guemo, El Flaco tenta, échoua et recommença. Sans baisser les bras. Sans lâcher l'affaire.
Cinq minutes après leur premier acte manqué, Zlatan & Co remettent ça. Avec réussite. Suite à une perte de balle au milieu du terrain, Ibrahimovic récupère le cuir et lance Lucas. Le brésilien accélère, mystifie son vis-à-vis d'un crochet intérieur en pleine surface de réparation et sert un Pastore étrangement seul aux six mètres. L'argentin se contente de mettre son pied - astucieusement - en opposition. 1-0. Mi-temps.
La suite s'annonçait comme un bon scénario de film avec Eddy Mitchell en tête d'affiche et Yvan Attal à la réalisation. Poko en décida autrement et flingua le meilleur espoir masculin. Servi avec désinvolture par Marco Verratti, Adrien Rabiot apparut - naturellement - tendre. Seul à trente mètres de ses cages, il subit la charge de "Biyoko". Fort de ce premier massacre, Poko s'attaque dans la foulée à la montagne brésilienne. Pari gagné. Il ne reste plus qu'à battre Sirigu. Un but partout. Balle au centre.
Place à Pastore
Avec près d'une trentaine de matchs dans les chaussettes depuis début août, parisiens et bordelais traînent leurs lourdes jambes sur le terrain au cours d'une dernière demi-heure soporifique.
Hoarau est fatigué. Ibrahimovic s'emmerde. L'heure de El Flaco a sonné. À cinq minutes d'une période de prolongations attendues - et espérées - par les spectateurs d'un soir, l'argentin se décide enfin d'accélérer le rythme. Après une nouvelle perte de balle girondine, Pastore récupère le ballon dans le rond central, élimine un joueur et offre un caviar à Rabiot. Le gamin peut se racheter. 2-1. Bordelais grogis.
Les parisiens décident de noyer définitivement et rapidement les bordelais dans leur vin. Trois minutes après la réalisation du meilleur espoir masculin, Javier reprend la main. Coup d'oeil, anticipation, précision. Tout y est ce soir. De la pensée à la réalisation, il n'y a qu'un homme. Pastore lève la tête, régale Matuidi, bien aidé par un Cavani feinteur. Blaise conclut l'essai. 1-3. Bordelais bourrés. Paris qualifié.
Guillaume Hoarau attendra le match au Parc pour se venger des rageux.
MIPS F.M