MIPS FM - 15H40 - Au lendemain de la décapitation d'un ressortissant français, juste pour le plaisir...
Les coups d'oeil dans les rétroviseurs, c'est bientôt terminé !
La Commission Européenne des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU) va légiférer d'ici le premier semestre 2015 sur la possibilité donnée aux constructeurs automobiles de concevoir et commercialiser des voitures dépourvues de rétroviseurs.
Les glaces les plus utilisées par le conducteur seront remplacées par un système de caméra communicant avec un écran incrusté au tableau de bord.
Le projet d'homologation du système sera officialisé après l'adoption de l'amendement au niveau européen. Son application pourrait intervenir d'ici 2016.
Cerise sur le gâteau : cette évolution pourra permettre aux constructeurs automobiles de diminuer la consommation de leurs véhicules.
Retour sur une révolution qui compte bien assurer vos arrières.
Un système autonome
Dans le film I Robot, Will Smith détestait faire confiance aux véhicules autonomes. Il préférait garder sa bonne vieille BMW aux rétroviseurs extérieurs bien placés. Force est de constater que la réalité rattrape la fiction à une vitesse digne d'un bolide allemand.
Sightstream (Camera Monitoring System), c'est son nom, est un système révolutionnaire permettant à chaque conducteur de laisser sa voiture gérer la surveillance des actions effectuées par les voitures environnantes.
Ce système de caméras embarquées ambitionne de proposer une batterie de services permettant aux utilisateurs de voir leur degré de vigilance s'alléger.
Outre la suppression pure et simple des rétroviseurs extérieurs et centraux, remplacés par la présence de caméras à l'arrière et le long du véhicule, Sightstream veillera également à prévenir le conducteur des péripéties ayant éventuellement lieu au niveau des angles morts. Les changements de file ou les dépassements seront aussi facilités par la présence des caméras.
Une réduction de la consommation
La petite mort annoncée des rétroviseurs n'est pas le fruit d'un pur entêtement esthétique.
Les différents constructeurs automobiles affirment que la fin du rétroviseur extérieur permettra d'améliorer l'aérodynamisme du véhicule et d'en réduire sa consommation. Les poids non-négligeables de ses miroirs alourdissent le poids final du véhicule.
Plusieurs concepts sont déjà visibles. Volkswagen a dévoilé en 2013 le modèle XL1. La marque allemande a ouvert la brèche à d'autres constructeurs. Renault a lancé le projet Eolab il y a quelques mois. Les deux véhicules affichent des consommations inférieures à 1 litre pour 100 km effectués.
Seul hic à porter aux deux bijoux de technologie : leur prix, encore trop élevé pour envisager une commercialisation à grande échelle dès 2016. Les allemands et les autrichiens peuvent depuis plus d'un an se procurer une XL1 de Volkswagen. Les deux pays ont autorisé en 2013, sous forme de dérogation, la circulation de ses véhicules sans rétroviseurs.
Une sécurité routière remise en question
A l'instar du véhicule sans conducteur, où l'électronique contrôle totalement les mouvements du véhicule, la suppression des rétroviseurs suscite plusieurs interrogations.
Quid d'abord de la sécurité routière en cas de panne du système de caméras embarquées ?
Les différents projets n'incluent pas encore une possibilité de repli en cas de bug impromptu. La responsabilité du conducteur en cas d'accident sera difficile à prouver. Des assureurs pourraient se retourner directement vers les constructeurs automobiles en cas d'incidents notoires.
La seconde interrogation se porte sur l'abondance de données livrées au conducteur.
Le tableau de bord risque d'être inondé d'information à chaque passage d'un véhicule dans le champ visuel des caméras ou d'une possibilité de dépassement.
La caméra embarquée pourra-t-elle remettre au goût du jour le dépassement exclusivement par la gauche ? Rien n'est moins sûr.
MIPS F.M.
