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MIPS FM | 18/07/2014 à 11h54 | Le jour où un Complément d'Enquête à la sauce Duquesne n'aurait fait de mal à personne

 

Retrouvez chaque semaine une tentative d'éclairage de l'actualité proposée par un grand-frère attentionné à une petite sœur débordante de curiosité.

Thème de la semaine : 527 morts en quatre mois ou les raisons qui dissuaderaient les plus économes de monter à bord d'un appareil de la Malaysia Airlines

 

"Frérot, avant que tu n'évoques plus en détail les déboires de la compagnie aérienne asiatique, peux-tu m'éclairer sur les événements qui se sont produits le jeudi 17 juillet 2014 dans le ciel ukrainien : je t'avoue que je n'ai rien compris !"

Jeudi 17 juillet à 12h00. "S'il devait disparaître, voilà à quoi il ressemblait". La photo, légendée d'une manière tristement ironique, - faisant référence aux déboires de la compagnie au cours de l'année 2014 - fut publiée sur Facebook dix-sept minutes avant le décollage. Photographe à ses heures perdues, le passager néerlandais du vol MH17 de la Malaysia Airlines n'avait aucune idée de ce qui allait se produire près de cinq heures après le décollage. 

Parti à 12h14 de l'aéroport Schiphol d'Amsterdam, le Boeing 777 de la Malaysia Airlines décolle sans retard direction Kuala Lumpur. Près de dix-huit heures de vol attendent passagers et membres d'équipages. Cinq heures après son décollage, le vol MH17 se déroule sans problème jusqu'à 17 heures, heure française. Quelques minutes après son entrée dans l’espace aérien ukrainien, l'avion malaisien, volant à une altitude de 10 000 mètres n'émet plus de signal. Vingt minutes plus tard, seuls les débris de l'appareil, faits de morceaux de fuselage et de carlingues, peuvent témoigner d'un choc inexplicable à l'instant T. 

L'arrivée du vol MH17 était prévue à 6h10 sur le tarmac de l'aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie. Explosé en plein vol, sans doute par un missile sol-air d'une des milices armées - ukrainiens ou prorusses - présents sur le territoire ukrainien, le Boeing 777 de la compagnie asiatique terminait prématurément son vol près de la commune de Chakhtarsk, à près de 60 km de la frontière russe. Théâtre d'affrontements entre les groupes prorusses et les forces armées ukrainiennes depuis la mi-juin, la partie Est de l'Ukraine continuait d'être survolée par les compagnies aériennes, toutes nationalités confondues.

A 23 heures, hier soir, la photo prise par le voyageur néerlandais depuis le dernier couloir le conduisant vers le Boeing 777 de la Malaysia Airlines était partagé à plus de 8000 reprises par les internautes. Et 288 personnes - dont une centaine de chercheurs du vaccin contre le Sida - présentes à bord avaient perdu la vie, laissant à leurs proches des souvenirs en ligne...

 

"On parle d'une confusion entre un avion de guerre et un avion de ligne sur Internet pour justifier ce bombardement. Est-ce vraiment possible ?"

"C'est la guerre en plein ciel" titrait le quotidien Libération à sa Une. Le crash de l'avion de ligne de la Malaysia Airlines survenu hier soir se présente comme une simple "bavure" aux yeux des autorités russes et ukrainiennes. Enlisé dans un conflit d'une gravité inédite en ce début de nouveau siècle sur le territoire européen, les deux parties "s'amusent" à s'exploser, tour à tour leurs avions de combat. Pas moins de trois avions de guerre des deux parties ont été abattus depuis le début du conflit au-dessus de l'Ukraine. L'avion de ligne de la compagnie malaisienne aurait donc été visé par erreur.

Le message publié puis retiré dans la foulée du compte Twitter d'une milice prorusse, attesterait d'une "bavure". Un séparatiste de la troupe affirmait avoir abattu un appareil Antonov An-26 ukrainien. Fabriqué entre 1968 et 1985 dans des usines ukrainiennes basées à Kiev - capitale du pays - sous l'ère soviétique, cet avion de guerre est métallisé de gris et dispose de deux moteurs. Bref, la bourde des séparatistes prorusses est tellement grosse qu'aucune des parties - actifs ou non dans ce conflit -  ne peut croire à cette "erreur de jugement". 

Pour plusieurs spécialistes des questions aéronautiques, confondre un avion de ligne et un avion militaire est "impossible". C'est en tout cas ce qu'a affirmé Michel Polacco, expert en la matière sur le plateau de la chaîne d'information I>Télé quelques heures après la catastrophe. "On ne peut pas confondre un avion de ligne et un avion militaire." 

Pour la présidence ukrainienne, "ce n'est ni un incident, ni une catastrophe : c'est un acte terroriste." Tiré du communiqué de presse du porte-parole de la présidence ukrainienne, cette affirmation confirmerait que l'avion civil serait bien victime d'un tir d'un groupe militaire non-officiel. La zone de la catastrophe, situé à quelques kilomètres de la frontière avec la Russie est contrôlée depuis plusieurs semaines par les séparatistes prorusses. Pour ces derniers, leur contingent ne dispose pas d'armes "assez puissantes" pour toucher des avions volant à plus de 10 000 km au-dessus du sol. Ils affirment que les Ukrainiens sont responsables de cet acte de barbarie. Du côté de la présidence Russe, aucun commentaire officiel n'a encore filtré pour l'heure.

 

"Alors, comment cet avion est tombé d'un coup au sol ? Par pur hasard ? L'appareil se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment ?"

Si l'on se réfère au nom de la compagnie aérienne victime de ce drame, on aurait tendance à porter notre réponse vers l'affirmative. La Malaysia Airlines, victime d'une première chute autant matérielle qu'économique en mars dernier connaît la pire année de son existence. 

Lancée en 1947 par les autorités locales, la compagnie malaisienne est considérée comme faisant partie des compagnies les plus sûres par les organismes internationaux de contrôle et de surveillance de l'aviation civile a connu ses heures de gloires dans les années 1990 en effectuant le trajet le plus long sans escale entre Seattle (Etats-Unis) et la piste de l'aéroport international de Kuala Lumpur en Malaisie en un peu plus de vingt-unes heures. C'était en 1997. Dix-sept ans plus tard, Malaysia Airlines squatte les Unes des quotidiens pour des événements beaucoup moins glorieux : deux pertes d'avion en l'espace de quatre mois. Plus qu'une simple casse matérielle, ces deux accidents - deux Boeing 777 - aux circonstances mystérieuses mettent en lumière la véritable poisse qui touche cette compagnie aérienne en 2014.

Le premier Boeing 777 s'est échoué en Mer de Chine le 8 mars 2014. Plusieurs heures après son décollage d'une piste aéronautique de Kuala Lumpur, l'avion de la compagnie malaisienne n'a plus émis de signal. Quelques morceaux de l'épave de l'appareil seront retrouvés entre l'Australie et la Mer de Chine après plus de trois mois de recherches intensives. Aucun corps n'a pour le moment été repêché par les autorités locales. Sondes sous-marines de nouvelle génération, hélicoptères de survol ou sous-marins chinois n'ont point suffi pour retrouver un appareil aussi profondément enfoui que l'épave du Titanic en son temps. Une famille française, endeuillée par la perte de plusieurs proches suite à ce crash a décidé de créer un site Internet intitulé Comité de soutien MH 370 pour tenter de faire accélérer les démarches : aucune enquête n'a été ouverte par les autorités française quatre mois après le drame.

Le second Boeing de la compagnie toute sauf chanceuse fut, selon toute vraisemblance abattu par un missile "sol-air" d'une milice prorusse. Cette arme permet de viser des objets volants bien identifiés depuis la terre ferme avec une puissance et une précision chirurgicales. Illustration sous tes yeux ébahis, et non moins meurtris depuis hier soir. 

Avec un peu plus de cinq cents vies sur la conscience, la direction de la Malaysia Airlines a mal à son Boeing. Et la poisse est partante pour jouer les prolongations, mais cette fois en bourse. Suite au nouveau drame du Boeing 777 de la Malaysia, sa valeur perdait plus de 15% à l'ouverture de la Bourse de Kuala Lumpur.

 

"Il y a bien un système pour connaître les causes de ce drame ? On appelle ça la 'boîte noire', non ?"

En effet, les boîtes noires - chaque appareil dispose de deux exemplaires - représentent la mémoire vive d'un avion pendant un trajet. Enregistrement des échanges vocaux entre le commandant de bord et les tours de contrôle et entre les membres d'équipage, description du parcours réalisé... autant d'informations susceptibles de faciliter les enquêtes entreprises suite à ce drame. "A condition que personne n'aille les voler." Michel Polacco, spécialiste des questions aériennes insistait, quelques heures après la catastrophe sur la nécessité de sécuriser le périmètre autour de l'épave du Boeing. "Il faut que les autorités arrivent rapidement sur place et que le lieu de l'accident soit sécurisé." Son cri d'alarme n'a atteint, pour le moment, aucune oreille attentive.

Contrairement au premier accident du Boeing 777 de la Malaysia Airlines - échoué en plein mer - du 8 mars 2014, les deux boîtes noires sont en état de marche et facilement récupérables. Trop même. Deux heures après le crash de l'appareil, les milices prorusses se targuaient, via une déclaration publiée sur Internet d'avoir récupéré une des deux boîtes noires présentes sur place. Autant dire que les informations issues de cette première pièce à conviction sont susceptibles d'être interprétées et relayées de façon subjective par le camp prorusse. La seconde boîte noire aurait été récupérée par des secouristes internationales.

Au lendemain du crash de l'appareil, la zone n'est toujours pas sécurisée par les autorités locales. Une volonté de maquiller la "scène" de crime et ne laisser aucune trace pouvant mener les enquêteurs indépendants mandatés par l'ONU ou l'OTAN vers une piste crédible ? Tous les scénarios sont envisageables tant la situation semble complexe.

A défaut de détenir les deux boîtes tant prisées, les autorités internationales pourront se tourner vers les radars aériens américains et de l'OTAN placés près de la frontière russo-ukrainienne afin de récupérer des éléments susceptibles d'expliquer les causes de cet événement tragique. 

Pour le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius, actuellement en déplacement sur le continent africain - il est aujourd'hui en Egypte en compagnie du président François Hollande -, "il faut que les procédures d'enquête soient rapidement lancées pour faire la lumière sur cette affaire".

 

"Peut-on interdire aux compagnies aériennes le survol du territoire d'un pays en conflit ?"

"La route empruntée par l'appareil avait été déclarée sûre par l'Organisation Mondiale de l'Aviation Civile (OMAC) et celle-ci a précisé que l'espace aérien traversé par l'appareil n'était sujet à aucune restriction". Présent devant les micros quelques heures après le drame, le premier ministre malaisien Najib Razak s'est déclaré en "état de choc" met en lumière les raisons du maintien, jusqu'à la catastrophe du 17 juillet 2014 des vols au-dessus de l'Ukraine. 

Les instances internationales comme l'OMAC ou Eurocontrol - l'organisme de contrôle et de surveillance de l'espace aérien européen n'ont point émis de recommandations voire d'interdictions de survol d'un pays en situation de conflit avant le drame. Ce n'est qu'à 21h29, soit quatre heures après la chute du Boeing 777 de la Malaysia Airlines que l'organisme européen a ordonné à toutes les compagnies de contourner l'espace aérien ukrainien, théâtre d'un conflit susceptible de se dérouler sur terre comme dans les airs.

Plusieurs compagnies aériennes du Vieux Continent ont anticipé les décisions bureaucratiques en décidant de manière unilatérale "d'éviter" les zones de survol ukrainiennes. Air France, Lufthansa et Delta... et autant de compagnies européennes qui ont décidé de modifier leur plan de vol suite à la catastrophe. Plusieurs voix s'élevaient pour affirmer que le maintien du survol de l'Ukraine se justifiait par des raisons économiques. Une théorie balayée d'un revers de main par un spécialiste de l'aviation civile. "Cela ne pose aucun problème [...] (le contournement de l'espace aérien ukrainien) va ajouter dix, quinze voire vingt minutes de plus au vol. Ce n'est rien." 

 

"D'autres compagnies internationales - hors Europe - pouvaient-elles prendre la décision de ne plus survoler ce pays bien avant la catastrophe ?"

L'atmosphère de souffre qui recouvre l'Est du continent européen depuis bientôt quatre mois aurait justifié un arrêt du passage des avions civils dans l'espace aérien ukrainien bien avant cette catastrophe. Mais cette décision ne peut - en principe - être prise de manière unilatérale. "Une raison d'habitude" de plan de vol pour certaines compagnies aux trajets à envergure internationale acquitterait la thèse selon laquelle les vols furent maintenus au-dessus d’une zone « chaude ». En l'absence de conflits aériens entre les milices ukrainiennes et russes, le survol d'un espace aérien est toujours possible. Les deux avions militaires ukrainiens abattus par les milices prorusses en début de semaine dans cette même zone auraient pu mettre la puce à l’oreille des autorités européennes…

Selon Frédéric Cuvilier, secrétaire chargé des Transports du gouvernement français, contourner un espace aérien serait une "décision grave d'ordre européen ou mondial". Son affirmation, effectuée au micro de la matinale de France Inter le vendredi 18 juillet 2014 est mise à mal par les décisions appliquées par plusieurs compagnies aériennes, asiatiques pour la plupart. Korean Airlines, China Airlines, mais aussi la compagnie australienne Qantas avaient pris la décision depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois de contourner l'espace aérien ukrainien pour éviter tout désagrément. L'événement d'hier soir justifie aujourd'hui leur principe de précaution. 

 

"Vladimir Poutine a passé un coup de fil à Barack Obama à 17h30 heure française. Drôle de coïncidence, non ?" 

Le sujet de leur entrevue téléphonique était, à l'origine, purement diplomatique. Le président Russe souhaitait s'expliquer avec son homologue américain au sujet des nouvelles sanctions appliquées par l'Etat américain à la Russie par rapport à la situation en Ukraine. Le drame du Boeing 777 de la Malaysia Airlines ne fut abordé qu'en fin de conversation par les deux hommes. Mais avec 23 victimes américaines parmi les disparus de cette catastrophe, nul doute que le ton risque de monter comme aux plus grandes heures du Téléphone Rouge (ligne téléphonique directe entre le Kremlin et la Maison Blanche au cours de la Guerre Froide).

 

"D'ailleurs, quels sont les pays touchés par cette catastrophe aérienne ?"

"Il y a malheureusement des Français à bord." En visite diplomatique en Côte d'Ivoire le soir du drame, Laurent Fabius a transmis au journaliste le bilan provisoire des concitoyens victimes du crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Le ministre des Affaires Etrangères entamait une visite de quelques heures à Bamako en compagnie du Président François Hollande et du ministre de la Défense, Jean-Yves Drian au moment de l'officialisation de la catastrophe aérienne survenue en Ukraine. Cette entrevue diplomatique avec ses homologues ivoiriens s'est vue - naturellement - perturbée par la présence de citoyens français à bord du vol MH17 de la compagnie malaisienne.

Au total, il y aurait, selon les dernières estimations, quatre victimes françaises suite l'explosion en plein vol de l'appareil. D'autres nationalités sont davantage touchées, numériquement parlant, par ce drame. 

Décollant de l'aéroport international d'Amsterdam des Pays-Bas, ce vol est prisé par des individus provenant des quatre coins du continent européen. Et d'ailleurs. Le bilan définitif fait état de 154 néerlandais décédés, d'une vingtaine de malaisiens et américains, de cinq britanniques victimes du crash. Du côté français, le bilan reste encore provisoire avec quatre personnes. Trente-quatre victimes restaient non identifiées au lendemain de la catastrophe. 

 

"Des avions civiles ont-ils déjà été abattu par le passé ?"

Malheureusement, oui. Deux "bavures" ont marqué ses trente dernières années. La première fut effectuée par les chasseurs de l'Union soviétique le 1er septembre 1983. Le vol 007 de la Korean Air Lines n'a pu être sauvé par un James Bond du ciel. Le Boeing 747 a été abattu dans la Mer du Japon et causera la mort de 269 personnes, équipage inclus.

La seconde mégarde est à mettre au débit de l'armée américaine. C'était le le 3 juillet 1988. En plein conflit entre l'Iran et l'Irak dans le Golfe Persique, un avion de la compagnie iranienne volait à un peu plus de 3000 mètres d'altitude. L'objet fut identifié comme une cible par un bâtiment américain. Le missile tiré depuis l'USS Vincennes - c'est le nom du croiseur américain - fera 290 victimes, en comptant les membres d'équipage. 

 

"Peut-on faire encore confiance à la Malaysia Airlines ?" 

La compagnie aérienne s'était - tristement - distinguée suite au premier accident aérien en mars dernier en communicant par SMS avec les proches des victimes pour confirmer la disparition des passagers du Boeing 777. Quatre mois plus tard, la direction de la Malaysia Airlines a remis le couvert en ordonnant à tous ses collaborateurs... de déserter les comptoirs de la compagnie à l'aéroport d'Amsterdam. Les proches des victimes sont donc restés pendant plusieurs minutes sans nouvelles de la part de la Malaysia. Les autorités néerlandaises ont pris le relais pour accueillir des individus bouleversés par le choc de la nouvelle. Et des images dénuées d'explications tangibles.

Malgré cette situation inédite et tragique, la compagnie a décidé de maintenir ses prochains vols à destination de Kuala Lumpur. Et les futurs passagers d'embarquer. Interrogés à quelques minutes de leur entrée dans les des appareils de la compagnie maudite, ils ne considéraient pas cette catastrophe comme un signe avant-coureur de leur propre perte. "Je suis relax" affirmait l'un d'entre eux. Une femme, prête à s'introduire dans l'appareil tentait de cacher son émotion. "J'espère qu'on arrivera à bon port : ça ne peut pas arriver deux fois de suite ! On a joint nos proches pour les rassurer."

 

Le prochain vol, parti à 20h34 d'Amsterdam, est attendu aux alentours de 14h sur le tarmac de l'aéroport de Kuala Lumpur. En espérant qu'aucun des passagers n'a immortalisé une nouvelle fois un Boeing 777 de la Malaysia Airlines en guise de souvenir tragique...

 

"Merci bien, frérot. Je te laisse, ma serviette de plage m'attend !" 

Profite ma belle. Profite !

 

P.S : pour d'autres informations sur l'historique des crashs aériens dus à des tirs terrestres, n'hésite pas à consulter cette page issue du site lexpress.fr

Un article également intéressant publié par 20minutes.fr sur les hommes et les femmes bien inspirés ce jour-là de choisir un autre vol 

 

MIPS F.M. 

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Un bout d'épave égaré à l'Est de l'Ukraine - Image : Libération

Un bout d'épave égaré à l'Est de l'Ukraine - Image : Libération

Tag(s) : #Malaysia Airlines, #Attentat, #Catastrophe, #Sol-Air, #Avion, #Ukraine, #Russie, #Malaisie, #Frérotpourquoi, #Mips FM
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