MIPS FM | 19h15 | Le jour où Manchester United pensa une fois de plus au bon vieux Alex...
Retrouvez chaque week-end le regard affûté d'un passionné de ballon rond sur la pratique footballistique dans tout ce qu'elle a de plus technique... et fantasque.
La question de la semaine : l'équipe de Saint-Etienne va-t-elle se soumettre au jeu parisien ou assumer un semblant d'ambition à dix journées de la fin du championnat ?
Passionné mis à contribution : Sébastien, spécialiste du jeu épuré et artistique. Attention, ça risque de glisser... !
Pour Sébastien, joueur de football et aussi de futsal, le plus important dans ce genre de matchs à haut risque est de rester soi-même. Même si ce statut quo psychologique s'avère parfois insuffisant face à une armada comme le Paris Saint-Germain.
Sébastien nous livre trois raisons pour lesquelles l'AS Saint-Etienne va perdre avec les honneurs contre le Paris Saint-Germain ce soir.
Raison n°1
"Saint-Etienne ne refuse pas le jeu... et crée des espaces"
"Le PSG est un adversaire supérieur à tout le monde, qui met des raclées à tout le monde et si on décide de ne pas jouer, on se prendra une fessée." Christophe a planté, avec sa délicatesse si singulière, le décor à quelques heures de la rencontre qui opposera son AS Saint-Etienne au terrible Paris Saint-Germain.
Sébastien corrobore les dires de l'entraîneur stéphanois, sans hésitation
"Pour forcer leur destin, les Verts doivent jouer comme à leur habitude. Ils sont constamment portés vers l'avant. Le système de jeu mis en place par Christophe Galtier, avec trois milieux à la récupération, permet aux latéraux de participer aux phases offensives, en toute sécurité. On l'a vu notamment face à l'AS Monaco, où James Rodriguez et ses partenaires offensifs furent totalement inoffensifs."
Agréablement surpris par le jeu produit depuis le début de la saisons par les hommes de Christophe Galtier, Sébastien se méfie néanmoins d'un excès "d'offensives" à la Jean-Paul Rouve dans Podium.
"Galtier choisit constamment l'offensif. L'effort de couverture effectué par ses trois milieux de terrain lui permet de prendre ce risque. En première partie de saison, le jeu stéphanois penchait dangereusement à droite. François Clerc était souvent mis à contribution et forçait les Hamouma, Corgnet et autres Mollo à squatter son couloir. L'arrivée d'un garçon comme Benoît Trémoulinas (en janvier 2014, en provenance du Dynamo Kiev), qui a pour lui une qualité de centres au-dessus de la moyenne, ainsi qu'une bonne entente avec son compagnon de couloir Franck Tabanou, permette à l'équipe de retrouver un équilibre au cours des phases offensives."
Raison n°2
"Le système stéphanois met les joueurs face à leur propre responsabilité"
Avec zéro passes décisives au compteur, l'international français doit encore concrétiser ses cinq premières belles prestations sous les couleurs du club forézien. Et ne pas se laisser distraire par son attirance vers la surface de réparation adversaire.
"Benoît Trémoulinas est très souvent attiré par le camp adversaire. Voire beaucoup trop. A l'instar de son homologue du soir au PSG, un certain Maxwell Sherrer, Benoît Trémoulinas est très souvent attiré par le camp adversaire. Voire beaucoup trop. Contre l'AS Monaco - le dauphin du PSG au classement-, une perte de concentration de l'international a failli coûter un but à son équipe. Sur une simple possession du ballon de l'équipe adversaire, Trémoulinas s'était contenté de suivre son vis-à-vis direct (Nabil Dirar, en position d'ailier) et n'avait pas daigné jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur. Par chance, Valère Germain était l'homme désigné pour conclure les actions ce soir-là..."
Et Sébastien de surenchérir. " Dimanche à 21h, ce ne sera pas la même histoire. Cavani ou Lucas seront ses adversaires sur la pelouse du Parc des Princes. Ses yeux derrière le dos ne lui suffiront sans doute pas pour anticiper les exploits des virtuoses que compte l''effectif du Paris Saint-Germain. Et malheureusement pour lui, il ne dispose pas d'un Thiago Silva ou d'un Alex pour lui sauver la mise."
Raison n°3
"Brandao est à l'image de son équipe : un brouillon de culture footbalistique"
"J'ai appris à ma grande surprise que Brandao souhaitait offrir leurs services à l'Equipe de France pour le Mondial 2014. Olivier Giroud en tremble déjà... ou pas ! Plaisanterie mise à part, Brandao est à l'image de l'AS Saint-Etienne : un brouillon de culture footbalistique. Son apport offensif se limite à de rares coups d'éclats, à quelques coups de coudes souvent et à beaucoup de coups pour rien. Ses limites techniques plombent les efforts de ses coéquipiers. Le depart d'Emerick Aubemeyang l'été dernier a certes rempli les poches mais a surtout vidé le peu de folies créatives d'une équipe en panne de génies."
En tout cas, pour Christophe Galtier, "il n'y a pas de recette pour ennuyer Paris". Les joueurs stéphanois sont prévenus : ils devront faire avec les moyens du bord de touche.
Merci à Sébastien pour cette analyse à quelques minutes du coup d'envoi.
MIPS FM
