MIPS FM | 10h30 | Le lendemain de la découverte des toilettes en or d'un président ukrainien
Jeune précaire à l'ambition bien trempée, cette nouvelle va certainement vous intéresser. Après une première loi Fioraso, un député socialiste remet le couvert avec une nouvelle proposition pour protéger les droits des stagiaires.
Analyse des avantages de ce projet en cinq points.
Raison n°1
L'imposition d'un temps de présence inférieur ou égal à celle des salariés
Une révolution dans les textes. Reste à voir si cette décision sera respectée par les entreprises... et les stagiaires.
Friands d'une masse salariale permettant de réduire leurs coûts de main d'oeuvre, certains grands groupes n'hésitent pas à imposer des heures de travail intenses sans contrepartie financière conséquente.
Désireux de faire leur preuve, nombreux sont les stagiaires ne comptant pas leurs heures, en espérant une hypothétique embauche. La dérive vient des deux côtés.
Raison n°2
L'obligation de gratification dès le premier jour et au moins à hauteur de 50% du SMIC
Dans la continuité de la loi Fioraso, adoptée par le Parlement en 2011, le projet de loi du député PS valide l'obligation du versement d'une gratification pour les stages égaux ou supérieurs à une durée de deux mois en y ajoutant une prise en compte dès le premier jour de présence dans les locaux.
Raison n°3
Tenez, des tickets resto !
Toute entreprise accueillant un stagiaire devra lui délivrer des carnets pour se restaurer. Précision pour les propriétaires de verts solitaires: la valeur des tickets n'est pas imposé par cette nouvelle loi aux services des ressources humaines.
Raison n°4
Prise en charge partielle du coût des transports
Même son de cloche pour les PASS Navigo parisiens ou autre carte d'abonnement Ligne d'Azur niçois: aucune base de remboursement n'est précisée par la loi Khirouni.
Raison n°5
Des sanctions financières pour les contrevenants
Elle pourront aller de 2000 à 4000 € pour toute entreprise ne respectant pas les droits stipulés par la convention de stage.
Un contretemps de poids pour une PME de sidérurgie. Une goutte d'eau pour une agence de pub ayant pignon sur rue du côté des Champs-Élysées.
À défaut d'une révolution, le nouveau texte présenté à l'Assemblée Nationale ce mardi 25 février aura le mérite de mettre un coup de projecteur sur une dérive qui incite de plus en plus de talents à se délocaliser dans des contrées où le billet est plus vert et les rémunérations plus gratifiantes.
MIPS F.M
