MIPS FM | 00h53 | Le soir où un évêque bulgare se fera balancer à la police pour organisation d'orgie en plein air
Injustice. Le mot est lâché. Et il est lourd de sens. Dominateur au cours d'un premier quart d'heure riche en occasions franches, Arsenal s'est incliné face au tenant du titre en 1/8e de finale aller de la Ligue des Champions. Pas de quoi rougir en somme. La mine orageuse d'Arsène Wenger au moment du renvoi aux vestiaires de son gardien de but illustre la différence d'esprit qui le différencie de Pep Guardiola: la culture de la gagne, en toutes circonstances. Retour sur une réception qui a offert aux joueurs d'Arsenal et à leur coach un repas aux saveurs toujours aussi surprenantes.
Le quiproquo de l'infériorité numérique
Emmitouflé dans son manteau de velours, Pep Guardiola se présente à l'Emirates Stadium avec un tour de passe-passe qui a contribué à sa légende du côté de l'Andalousie. Le programme est copieux pour régaler les papilles les plus exigeantes avec jeux en triangle aux formes indéterminées, possessions de balle à la durée illimitée et autres positions interchangeables. Résultat final : une victoire avec deux buts marqués à l'extérieur et plus de 600 passes réussies en 90 minutes.
Cinq minutes avant la pause, le spectacle prit un virage inédit avec l'expulsion du gardien de but des Gunners. Carton rouge direct pour un tacle incontrôlé suite à un amour de contrôle en extension d'Arjen Robben, homme important dans ce match. Une injustice pour Arsène Wenger qui sortit de ses gons. Alaba ratera le penalty. Tout comme Mezut Ozil pour Arsenal en début de match. Arsenal s'était donc procuré un penalty dans les dix premières minutes. Le temps pris par le Bayern Munich pour terminer son échauffement.
Les hommes d'Arsène Wenger ne reverront plus le ballon jusqu'à la fin de la rencontre. Le quiproquo de l'infériorité numérique pourrait réconforter le manager d'Arsenal. Une nouvelle raison qui justifierait une neuvième saison consécutive dépourvue de titres. La faute à un déni de stérilité chronique.
Monreal, le sparring partner parfait
Comme un malheur n'arrive jamais seul, l'arrière gauche titulaire des gunners était sorti sur blessure à la demi-heure de jeu. Arsène Wenger lancera Nacho Monreal, le sparring partner parfait. Offrandes à l'adversaire, marquage élastique, dépourvu d'aides extérieures, l'international espagnol passera une heure de folie. Un mal de crâne assuré. Les munichois se feront un malin plaisir d'insister sur son côté pour attaquer. Là où ça fait mal. Le capitaine Lahm, l'ailier Robben, tout droit sorti d'une cabine téléphonique, le précoce milieu de terrain Götze et autres Müller et Kroos se régaleront de toros sur ce côté aux barbelés à pointes douces.
L'analyste vidéo du club londonien peut remercier Monreal: l'espagnol lui a offert une mine d'or pour livrer un DVD de trois heures à Wenger. Le DVD bonus contiendrait même une tentative de contrôle en porte-manteau. À ne pas mettre entre toutes les mains - Zinedine Zidane en pleurerait. Monreal est comme ça, il a le coeur sur la main. À défaut d'aider ses compatriotes espagnols "gagnant" un SMIC de 700 €, il donne du travail du côté de Londres.
Sanogo, titulaire malgré lui
Contraint de laisser sur le banc Olivier Giroud, alias le tombeur "repenti" - l'homme avait trompé sa femme avec une top-model à la veille d'un match de championnat anglais - Arsène Wenger avait sorti de sa poche une carte magique. Le joker low-cost: Yaya Sanogo. Formé à l'AJ Auxerre, l'international espoir français s'est vu offert une place de titulaire en pointe dans un match de Coupe d'Europe. Après sept long mois d'indisponibilité, le négatif de Peter Crouch revient d'outre-tombe pour livrer une prestation toute puissance et en maîtrise. Titulaire malgré lui, Sanogo effectuera une belle entrée en matière. Malheureusement pour le poulain de Jean-Guy Wallemme, les notes artistiques pèsent dans les épreuves de patinage artistique. Pas pour les matchs de football. Il lui reste quelques jours pour se rendre à Sochi.
Pour information, le Bayern Munich marquera deux fois au cours de cette rencontre. Le 100e et le 101ème but de la saison pour les bavarois. Suite à un changement tactique avec la sortie de Jérôme Boateng - averti - et la rentrée de Rafinha arrière droit (Philipp Lahm passera en position de milieu défensif et Javi Martínez en défense centrale), le Bayern ouvrira le score peu avant l'heure de jeu grâce à Toni Kroos. Suite à un bijou de jeu en triangle, l'international allemand placera une frappe des 25 mètres en pleine lucarne. Le jeu de chaises musicales atteindra son apogée à la 88e minute avec une tête plongeante de Thomas Müller tout juste en jeu et servi par un Lahm en position d'ailier droit. Les parties de jeu en triangle finiront d'écoeurer des londoniens repus.
Arsène Wenger connaissait le menu, il s'est attardé sur les épiphénomènes. "L'arbitrage a tué le match" scandera-t-il en conférence de presse. Mauvaise pioche. Le problème est ailleurs.
Arsenal est pratiquement éliminé de la Ligue des Champions dès les 1/8e de finale. La deuxième fois en deux ans contre le Bayern Munich. Perdre contre le futur champion pourrait être inscrit au palmarès d'un club de football. C'est injuste pour Arsène Wenger.
Les Gunners peuvent sortir de table.
MIPS F.M
