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MIPS FM | 23h05 | Le soir où Kolodziejczak claqua Ricardo Carvalho, de treize ans son aîné

Arsenal FC 0-0 Manchester United FC

Septième du classement. Une place prisée par Aston Villa ou Stoke City. Pas pour Manchester United. Incapable d'enchaîner deux bonnes prestations, le club le plus riche du monde semble se contenter d'une place dans le ventre mou. Une position que les Red Devils squattent depuis l'automne 2013.

Quatorze points. Voilà l'écart qui séparait Manchester United de son hôte du soir. Suite à une nouvelle contre-performance face à Arsenal sur la pelouse de l'Emirates Stadium, les hommes de David Moyes sont en recherche urgente de philosophie de jeu. L'ombre d'Alex Fergurson plane encore sur le groupe mancunien. Retour sur une équipe qui tombe cette année dans le camp des émotifs anonymes.

Vidic, un paquebot en cours de démantèlement

Alex Ferguson, confortablement installé dans une loge de l'Emirates Stadium se délectait du repas, sentant que le dessert footballistique allait avoir un goût amer. Et le vieux briscard a bien fait d'assurer ses arrières.

Après une première occasion - gâchée par Robin Van Persie, un ancien de la maison - les mancuniens vont se recroqueviller dans leur moitié de terrain. Et Nemanja Vidic va montrer par A+B pour quelle raison il ne fera plus partie de l'équipe la saison prochaine. En 45 secondes.

L'international serbe subira une première humiliation face à Santi Cazorla avec une vulgaire feinte de corps. Trente secondes plus tard, l'ancien meilleur défenseur de Premier League se fera dépasser dans les airs par un Olivier Giroud imprécis. Le saut façon Superman aggravera le cas du défenseur serbe. Indiscutable au cours de ses années sous les ordres de Sir Alex Ferguson, Nemanja Vidic symbolise le plongeon dans l'anonymat d'un effectif vieillissant. David Moyes préférera titulariser un Smalling limité techniquement qu'un Rio Ferdinand hors-de-forme. Suite à la blessure de Rafael, l'international anglais fera son entrée en jeu au début de la seconde période. Sobre et appliquée, Rio Ferdinand permettra à une défense bancale de retrouver un équilibre, bien que précaire.

Arsenal dans le dur

La situation des Gunners est sensiblement différente. Suite à la déconvenue subie cinq jours plus tard sur la pelouse de Liverpool, Arsenal se devait de rectifier le tir à domicile ce soir. Les hommes d'Arsène Wenger ont tenté d'ouvrir le score. Olivier Giroud s'y emploiera. En vain.

L'international français profitera de deux errements défensifs pour mettre en danger David De Gea. Il manque la cible dès la quatrième minute suite au saut de l'ange de Vidic. Le défenseur serbe lui offrira une deuxième chance de se mettre en évidence à la 26e minute. Encore manqué.

L'attaque des gunners mettra une dernière fois à contribution le portier mancunien à une dizaine de minutes de la fin. Le coup de pied sera signé Santi Cazorla, bien servi par Ozil. Définitivement raté.

Les coéquipiers de Bakary Sagna se contenteront de ce point du match nul, malgré une dernière frayeur à un quart d'heure de la fin.

Mata, le symbole de la reconstruction

Arrivée il y a tout juste un mois en provenance de Chelsea, Juan Mata revenait pour la première fois dans la capitale londonienne. Positionné en véritable meneur de jeu derrière le duo Rooney-Van Persie, le numéro 8 mancunien trouvera rapidement ses partenaires.

Peu avant la 20e minute de jeu, Juan Mata lance RVP à la limite du hors-jeu. L'international batave manquera la cible, pied droit oblige. Ce sera la seule passe effectuée par Mata à destination du numéro 20 mancunien. Cleverley et Carrick, titutlarisé au milieu d'une formation en 4-4-2 se contenteront d'effectuer avec application les tâches défensives. Sans génie.

A défaut de soutien, les deux attaquants de pointe se débrouilleront tout seuls pour une tentative de hold-up dans le dernier quart d'heure. Suite à un une-deux à contre-temps avec Wayne Rooney, Robin Van Persie - ancien canonnier - placera une tête smashée qui obligera Szczesny à détourner le ballon sur la barre. Le duo se présente comme l'unique solution anti-crise pour David Moyes.

A défaut d'automatisme en attaque et de solidité en défense, David Moyes se repose donc sur des individualités pour débloquer le verrou de ses adversaires. L'absence de Robin Van Persie puis de Wayne Rooney avaient mis en lumière les limites de ce système. Le manager mancunien doit trouver une nouvelle façon de jouer, une nouvelle philosophie, à défaut de copier celles de son illustre aîné qui surveille les événements depuis les loges.

MIPS F.M

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Excuses acceptées, Robin Van Persie - Image Telegraph.co.uk

Excuses acceptées, Robin Van Persie - Image Telegraph.co.uk

Tag(s) : #Premier League, #Arsenal, #Manchester United
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