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MIPS FM | 19h50 | À quelques minutes d'un tête-à-tête entre la dinde et nos ventres affâmés

À l'occasion des réjouissances de Noël, MIPS FM vous propose deux portraits de personnes... travaillant le 25 décembre. Malchance, préférence ou simple aléa professionnel, cette obligation de présence sur le lieu de travail recèle des avantages parfois inattendus.

Un Noël en Nouvelle-Calédonie

"Travailler le 25 décembre est un choix. Ma famille vit à plus de 20.000 km d'ici. Je préfère laisser mes collègues de boulot profiter de leur famille". Eddy, 24 ans, est un barman attentionné autant auprès des clients que de ses collègues de travail. "Exilé" à l'étranger depuis quelques mois, le Niçois d'origine fête le jour de Noël depuis... la Nouvelle-Calédonie. "C'est très fréquent de travailler en ce jour férié. Je bosse depuis dix ans dans le secteur de la restauration. Du coup, c'est devenu une habitude", affirme Eddy.

"C'est un choix autant qu'une contrainte", atténue le jeune homme. Il n'existe pas de service minimum au sein du secteur de la restauration. Les clients affluent dans les restaurants, en France métropolitaine ou dans les DOM-TOM. "C'est une contrainte car ce type de métier l'exige. Les jours de 'fêtes' sont généralement des jours ou l'on travaille en restauration.
Mais c'est également un choix car je suis loin de ma famille", explique-t-il.

Du point de vue de la rémunération un jour férié, les conventions collectives sont différentes selon les pays. En Nouvelle-Calédonie, les textes qui régissent ce secteur "incluent un doublement voire un triplement de salaire les jours fériés", indique Eddy. Côté services, "le jour de Nöel est différent dans la restauration, il y a généralement un menu spécial avec des prix plus élevés. Un peu comme pour la Saint-Valentin !", ironise l'intéressé.

"Noël n'est pas le plus gros jour de l'année", tempère Eddy. Le chiffre d'affaires un 25 décembre pour ce restaurant-bar situé en Nouvelle-Calédonie est généralement "un peu plus élevé qu'à l'habitude" indique Eddy. "Mais ça n'a rien à voir avec un 1er Mai, 21 juin ou 14 juillet", affirme-t-il.

Donner la vie la nuit du 24

Du côté de la métropole, le son cloche est quelque peu différent. Alors que les urgentistes viennent de cesser leur mouvement de grève débuté 24 heures plus tôt, Johanna s'apprête à terminer sa nuit de garde... du 24 au 25 décembre ! Sage-femme depuis deux ans dans un hôpital de la région de Nice, cette jeune de tout juste 24 ans sacrifie volontiers ce jour de communion familiale pour aider des futures mamans à mettre au monde leur enfant. "Il n'y a pas de service minimum. Surtout dans notre service de maternité. On ne peut pas se permettre d'être moins nombreux, même un jour férié", prévient cette jeune femme.

 

"On ne peut pas se permettre d'être moins nombreux, même un jour férié", affirme Johanna

 

Travaillant au sein d'une maternité de niveau 3, Johanna et ses collègues disposent d'un service de réanimation néonatale et sont spécialisés dans le suivi des grossesses pathologiques ou grossesses à risque, celles dont on sait, dès la conception, qu'elles présentent un risque pour l'enfant à naître. Du coup, la vigilance est toujours de rigueur. "Les grands prématurés, par exemple, naissent dans ce type d'établissement" précise Johanna.

"On aimerait forcément avoir plus de personnel. Mais il faut faire avec. Je suis contente et fière de servir ces jeunes mamans tout au long de l'année. Et cette nuit de Réveillon, encore plus !", s'enthousiasme Johanna. Elle déplore que les aides soignantes et auxiliaires de puériculture n'ont pas vu leur situation évoluer depuis quelques années. Le sort est différent du côté de l'équipe des sages-femmes. "On nous avait affirmer qu'une sage-femme supplémentaire arriverait au sein du service une fois la barre des 3000 naissances par an dépassée. Nous sommes quatre au lieu de trois à présent" conclut-elle.

 

MIPS F.M.

 

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Une journée de travail un 25 décembre "OKLM" en Nouvelle-Calédonie - Crédits Photo : Eddy

Une journée de travail un 25 décembre "OKLM" en Nouvelle-Calédonie - Crédits Photo : Eddy

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